Témoignages sur la certification environnementale viticole

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Damien MARTINAUD, viticulteur sur BELLEVIGNE

Première étape : dresser le bilan

L'objectif du BNIC, pour 2017, est de permettre à près de 1000 viticulteurs de passer la première étape de cette certification. Damien MARTINAUD, viticulteur sur BELLEVIGNE a franchi cette première étape : " J'ai fait le choix de participer à cette journée de formation car je suis dans l'optique de faire avancer ma propriété et de ne pas la mettre à la marge de l'actualité ; la qualification des exploitations agricoles est dans l'air du temps et représente une vraie aubaine".

" La journée est sympa "

Le 06 avril 2017, le viticulteur a écouté, échangé et rempli l'autodiagnostic pour aboutir à un bilan très précis de son exploitation sur les 7 enjeux de la certification environnementale du Cognac. " La journée est sympa ; on est entre nous avec des techniciens compétents. L'autodiagnostic en ligne est très bien fait et balaye beaucoup de domaines. Il permet de se rendre compte d'où on en est. Pour chaque question, nous pouvons nous référer à des liens qui permettent de comprendre / connaître l'enjeu de la question ", estime Damien MARTINAUD.

" Je veux aller au bout de la certification "

La première phase permet d'obtenir l'attestation d'engagement avec l'écriture d'un plan d'actions individuel pour atteindre les niveaux 2 - " excellence " et 3- " HVE ". " J'ai mis aux normes mon site phytosanitaire pour le remplissage et le lavage du pulvérisateur avec Heliosec® comme système de traitement des effluents phytosanitaires. J'ai également réalisé une fosse pour les marcs. Au niveau de mes pratiques, je fais partie du CETA de MALAVILLE. Toutes les semaines, Laurent DUQUESNE (Chargé de missions viticulture durable à la CA16) nous fait un point sur les maladies. Il nous fait gagner au moins un traitement par campagne. Je n'aurai pas beaucoup d'effort à faire pour arriver au niveau 3 de la certification. Pour mon entreprise, il est important de miser pour l'avenir et donc d'aller au bout de la certification environnementale ".

Sophie THOREAU, viticultrice sur MOULIDARS

Valoriser la viticulture charentaise

Un des objectifs de la certification environnementale est de valoriser la viticulture charentaise dans ses pratiques. Pour Sophie THOREAU, viticultrice sur MOULIDARS, il est essentiel de communiquer auprès du grand public : " Mes vignes sont en proximité avec une école. Il était donc essentiel de créer le dialogue. Je suis régulièrement confrontée à l'opinion publique et je me suis rendu compte de la désinformation qui existe sur notre activité. J'ai participé aux réunions de présentation de la certification environnementale de la filière COGNAC, organisée par le Négoce viticole. Motivée, j'ai donc fait le choix de m'inscrire à une journée ".

" Des piqûres de rappel utiles "

Cette première étape permet de faire le point sur les pratiques, les exigences réglementaires et d'envisager de se projeter dans une mise aux normes et dans l'amélioration des pratiques viticoles. A partir de l'autodiagnostic en ligne et des interventions des conseillers, le viticulteur avance pas à pas dans cet état des lieux. " Au début, j'avais une petite appréhension de ne pas apprendre grand-chose mais en fait les piqures de rappel sont utiles. Cette formation m'a permis de réaliser que mes pratiques sont déjà en conformité et que seuls quelques points restent à améliorer, notamment en lien avec les nouvelles réglementations ! " Estime Sophie THOREAU.

Progresser au fur et à mesure

A la fin de la journée, la viticultrice s'est repenchée sur son diagnostic et a abouti à un plan d'action qu'elle mettra en place au fur et à mesure : " J'ai posé mon plan d'actions. Rome ne s'étant pas construit en une fois, je ferai mes améliorations au fur et à mesure. J'ai 2 sites d'exploitation et donc 2 mises aux normes. Parmi mes projets, j'ai demandé à Grégory MARTONNAUD, Conseiller œnologue à la CA16, de m'accompagner pour la réalisation de mon plan d'épandage. Je pensais être dans les règles mais ce dernier me manquait.

Par rapport à la gestion de mes IFT, j'avais pour habitude d'enregistrer ma traçabilité en lien avec la gestion des salariés sur un tableur. J'avoue que ça ressemblait à une usine à gaz. J'ai pris alors la décision de m'abonner à MES PARCELLES qui est un logiciel intuitif, facile et complet. Je suis tentée de me projeter dans la certification de niveaux 2 et 3, dès que je maîtriserai mes IFT. "

La Maison Rémy Martin, la Coopérative Alliance Fine Champagne et les Chambres d'agriculture 16 et 17, en route vers la certification Haute Valeur Environnementale

Larry REBILLIER, viticulteur sur SAINT FORT SUR LE NE

" Etre correct vis-à-vis de l'environnement "

" Suite aux réunions réalisées par Rémy MARTIN, pour nous présenter leurs objectifs de préservation de l'environnement, j'ai pris la décision de participer à une formation de 2 jours. Je voulais savoir où mon exploitation en est. Etre correct vis-à-vis de l'environnement est important pour moi. J'avais besoin de connaître les améliorations à mettre en œuvre chez moi ", témoigne Larry REBILLIER, viticulteur sur la commune de SAINT FORT SUR LE NE.

2 jours de formation et une visite sur l'exploitation

En deux jours de formation et 1 visite d'un technicien sur l'exploitation, ce programme vous permet d'obtenir une attestation de conformité de la Certification Environnementale (niveau 1 HVE) et une attestation de formation sur le Référentiel Viticulture Durable (niveau " engagement " du RVD) de la filière Cognac.

Il vous oriente également vers la certification HVE (niveau 3).

" La formation se passe très bien. L'ambiance et bonne entre les viticulteurs et les intervenants. Nous faisons le point sur les différents critères de mise aux normes et situons nos exploitations. Pour moi, ce sera de monter une plate-forme phytosanitaire. La visite de Pascal MASFRAND, Conseiller Environnement à la CA16, m'a permis de corriger mon projet de plate-forme en améliorant sa conception et sa localisation. Sans cette visite, je me serai planté ! ".

Le défi du niveau 3

" J'envisage d'aller vers le niveau 3, mais doucement car il faut procéder étape par étape " souligne Larry REBILLIER. " J'ai 28 Ha de vignes et 30 Ha de cultures, alors il faut que je vois les différentes options pour atteindre le niveau 3. Mais j'y arriverai ! ".

Le niveau 3 peut s'obtenir selon 2 options :

Option 1 : approche thématique avec l'atteinte des indicateurs fixés sur la biodiversité, la protection des cultures, la fertilisation et l'irrigation.

Option 2 : approche globale de l'exploitation avec 2 critères principaux (Pourcentage de la SAU en infrastructures agro-écologiques supérieur ou égal à 10% ou pourcentage de la SAU en prairies permanentes de plus de cinq ans supérieur ou égal à 50% et poids des intrants dans le chiffre d'affaires inférieur ou égal à 30%).

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